24.06.2009

Tout serpent reste serpent quel qu’en soit sa diversité de couleurs

Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image.LIBIKA NKULU N°4 de Juin 2009 

QUE VIVE A JAMAIS LE CABINDA, NOTRE PATRIE IMORTELLE,

IL N’Y A PAS DE FUMÉE SANS FEU

  A entendre et à lire les discours des dirigeants politiques angolais aujourd’hui abondamment distillés sur Internet, il y en a des déductions qui ne se trompent pas, surtout celles qui lisent un certain changement d’attitude au sein de la classe politique angolaise quoique encore marquée par beaucoup plus d’hypocrisie que d’honnêteté ou de réalisme. Le changement du temps se connait, entre plusieurs autres signaux, par « les fleurs qui annoncent les fruits dans l’arbre ».

 

  Ces discours ont été, jusqu’ici, violents, répressifs, extrémistes, intransigeants et inflexibles défendant  vainement l’appartenance du Cabinda à l’Angola  en soutenant l’insoutenable et en  diabolisant le FLEC par tout qualificatif : de petits soldats de Mobutu, en passant par bande des marginaux, une rébellion au service de l’impérialisme aux criminels armés  qui s’organisent à partir des centres urbains.

 

  Il est tout aussi vrai que toute cause des peuples opprimés est souvent ciblée sous plusieurs tactiques, par exemple  « attaquer ce qui soutient l’ennemi et défendre ce que l’ennemi attaque ».Il s’agit ici des contours et des tournures logiquement connus dans l’histoire de la libération des peuples, à l’instar du MPLA, lui-même, de l’UNITA et de FNLA avant de s’être invité à Alvor. Il n’y a pas d’héroïsme sans avoir passé par des preuves difficiles.  Tant d’effusion de sang innocent pour rien, sinon pour l’or noire, pour ce qui concerne l’occupation du Cabinda.

 

  À la Une figure l’avant projet constitutionnel de l’UNITA, principal parti d’opposition en Angola, proposant une autonomie effective, politique et administrative pour le Cabinda. Cette proposition constitutionnelle fait couler beaucoup d’encre et de salive au Cabinda, en Angola et ailleurs. À la collecte des réactions à cette proposition le micro baladeur cherche l’avis des Cabindais. LIBIKA NKULU, l’un des microscopes de l’ensemble du laboratoire cabindais, vient par ce moyen apporter sa modeste contribution à la clairvoyance et à une meilleure défense des Cabindais.

 

  « À chaque question une réponse ». Ici notre réponse est simple. Nous devons commencer par connaitre et identifier politiquement l’auteur de cette déclaration. Si c’est l’UNITA qui en est l’auteur, elle est faite dans quel contexte juridique, où et pourquoi ? Voici une série de question qui mérite d’être clarifiées. Donc, on sait déjà que l’UNITA est une formation politique d’émanation angolaise, c'est-à-dire élue et légalisée selon la Loi angolaise en vigueur, autrement  dit ,  moyen d’expression    d’ une partie de la population angolaise. Nous voulons dire ici que ce relevé de presse n’engagent nullement les Cabindais ni ce que ces derniers pensent ou veulent.

 

  Les Cabindais n’auront quelque chose à dire que lorsqu’ils seront officiellement conviés à discuter et à prendre une décision sur cette situation précise. Jusque là on ne peut pas parler d’un engagement cabindais. Pour le moment la résistance cabindaise n’en a rien à voir même si cette Constitution était ainsi modifiée.

 

  Cette attitude des dirigeants politiques angolais de vouloir parler et décider à la place  du Peuple Cabindais ne date pas d’aujourd’hui.  Elle a toujours été dénoncée comme une colonisation propre aux régimes dictatoriaux hostiles aux Droits de l’Homme. Cela est d’autant une mauvaise distraction destinée à apaiser les pressions internationales qui qualifient, aujourd’hui, le Cabinda comme « zone d’insécurité » à cause de l’instabilité politico-militaire qui fait encore obstacle aux investissements étrangers dans le territoire.

 

  En 1974, le coup militaire qui a conduit à l’occupation du Cabinda par l’Angola n’a pas permis un processus de consultation  à sa population,  ni non plus des négociations avec le FLEC qui, à l’époque, avait officiellement ouvert un bureau dans la ville de Tchiowa.

 

  De même, à Alvor, où l’on avait annexé illégalement et unilatéralement le Cabinda à l’Angola, que ce soit le Portugal ou les trois mouvements angolais qui avaient signés ses éphémères accords, personne n’a voulu chercher à savoir ce que les Cabindais en pensaient.

 

  Dans une analyse minutieuse, quoiqu’il fût un complot contre le Cabinda, d’une part, et une décolonisation désastreuse, de l’autre, Alvor a quand même été, il faut le reconnaître à la place des angolais, une aide du colonisateur aux trois mouvements angolais qui, bien entendu, avaient besoin de s’organiser pour parler d’une seule voix devant le Portugal. Cela, les Angolais n’y sont même pas capables. Pire que les Portugais, et contrairement à ses responsabilités d’Etat membre de l’ONU et de l’Union Africaine, elle se livre à des actes de répression et de corruption pour semer d’avantage la division au sein du mouvement nationaliste cabindais dans l’intention de nuire à son réorganisation et à la création de son interlocuteur unique face à l’Angola.

 

  En conclusion, l’expérience de ces 34 années de lutte nous interpelle et nous  renvoi à une vigilance serrée contre ce que nous appelons les manœuvres dilatoires de l’ennemi qui ne cherchent qu’à perpétuer l’occupation du Cabinda.

 

  Selon un adage, « tout serpent reste serpent quel qu’en soit sa diversité de couleurs ». Imaginez vous, les Accords d’Alvor ont été vite violés par les signataires et rendus caducs à travers le Décret-loi N°458-A/75, du 22 août 1975, sous les auspices du Général Francisco da Costa Gomes, alors Président de la République, mais tous les Angolais se retrouvent et s’entendent autour de l’Article 3, le seul qui reste en vie, qui pour la première fois déclaraient le Cabinda comme une partie intégrante de l’Angola.

 

  Que personne ne se laisse berner, il n’y a pas de parti angolais qui pourra mieux défendre nos droits. Les Angolais veulent à peine nous permettre des miettes, c'est-à-dire 20% ou 10% de notre dignité, du droit limité, en d’autres termes, une citoyenneté de deuxième classe, comme nous sommes traités jusqu’à ce jour.

 

  Comme tout le monde peut le constater, ces indicateurs ne sont ni de bonne foi ni de volonté politique pour résoudre le problème cabindais. Certes, il ne nous sera pas facile de surmonter les occupants et ses alliés dans un court délai. Une chose est vraie et certaine. Ce pays nous appartient. Nous sommes chez nous où nous résistons, hier comme toujours, avec nos propres efforts jusqu’au dernier souffle de l’occupation étrangère.

 

  Qu’il soit clair à tout Cabindais, c’est vrai qu’il nous faut l’appui des autres peuples épris de pais, de liberté et de justice, mais sans une résistance cabindaise, par les Cabindais et pour le Cabinda, il n’y aura jamais de Cabinda libre, indépendant et souverain pour la restauration de notre si chère dignité.

 

  Toutefois, la réhabilitation de notre dignité ne peut nullement nous pousser contre la population civile angolaise car nous combattons l’occupation et nullement la population angolaise. Nous sommes des Africains et nous n’irons jamais contre l’Afrique. Par fidélité aux idéaux de nos ancêtres, nous ne nous battons qu’à la restauration de nos droits, ce qui ne nous empêche pas à l’avenir de cohabiter et de vivre en communauté avec d’autres nations africaines dont l’Angola avec laquelle le parlement à être élu au Cabinda aura à conclure et signer plusieurs accords de coopération dans l’égalité d’avantages, d’opportunités et dans le respect mutuel de nation à nation. Nous pouvons tout négocier sauf l’identité et la dignité du Cabinda.

 

  Nous ne sommes pas un groupe ethnique minoritaire au sein du Peuple angolais. Nous sommes, bien sûr, un peuple qui répond à toutes les exigences pour être une nation souveraine et indépendante. Le courageux Peuple Cabindais le sait et comprend que la vraie émancipation n’est jamais donnée par miséricorde. Elle s’arrache. Donc, nous sommes tous appelés à réaffirmer notre détermination de toutes ces héroïques dernières années de résistance pour la liberté cabindaise, et faire avancer ce don précieux, cette noble idée qui doit être transmise de génération en génération, jusqu’à la victoire finale □

  LIBIKA NKULU

 

LE CABINDA DANS LA CONSTITUTION PORTUGAISE

 

  La première Constitution a été adoptée, le 23 septembre 1822, suite à la révolution de 1820.  Dans son Titre II « De la Nation Portugaise, Son Territoire, Religion, Gouvernement et Dynastie », celle-ci définit dans son Article 20 ce que l’on entendait comme « Territoire de la Nation » en Afrique de l’Ouest «Cacheu, Guinée Bissau, à la Côte de Mine, le Fort de St Joao Baptista de Ajudá, l’Angola, le Benguela et ses dépendances, le Cabinda, le Malembo, le Cap Vert, les Iles de Sao Tomé et Principe et ses dépendances, la Côte Est, le Mozambique, le Rio de Sena, le Sofala, l’Inhambane, le Quelimane, et les Iles de Cabo Delgado ».

 

  Avec la Charte constitutionnelle du 29 avril 1826, l’Article 2 qui faisait allusion au Brésil, peu après devenu indépendant, a été supprimé, et l’Article 3 sur le Cabinda est passé à l’Article 2, en 1822.

 

  Dans la Constitution de 1838, accordée par Dona Maria II, l’Article 2 définira le Territoire portugais tout en conservant en permanence le paragraphe « L’Afrique de l’Ouest : Le Bissau et le Cacheu, le Fort St Joao Baptista de Ajudá, dans la Côte de Mine, l’Angola, le Benguela et ses dépendances, le Cabinda, le Malembo, les Îles de Cap Vert, celles de Sao Tomé et Principe et toutes ses dépendances ». Cette Constitution est restée en vigueur pendant 73 ans.

 

  Avec la mise en place de la République, le 5 octobre 1910, il fut adopté une nouvelle Constitution républicaine, le 21 août 1911, qui assuma toutes ces possessions coloniales existantes « à la proclamation de la République » sans aucune référence discriminatoire.

 

  Avec le coup d’Etat du 28 mai 1926, le Portugal passa par une longue période sans constitution. Après le Referendum du 19 mars 1933, la nouvelle Constitution fut adoptée, le 11 avril de la même année. À la fin de l’Article 1er, alinéa 2, il sera définit en ce qui concerne le Territoire de Portugal « en Afrique de l’Ouest : L’archipel du Cap Vert, la Guinée, le Sao Tomé et Principe et ses dépendances, St Joao Baptista de Ajudá, le Cabinda et l’Angola ». Cette Constitution restera en vigueur jusqu’à la révolution des oeuillets du 25 avril 1974 □

 

  LE DRAME CABINDAIS

 

  Les Notables cabindais refusèrent la prorogation du Traité de Simulambuco à cause de la non application de la lettre de ce Traité et exigèrent la restitution immédiate du Territoire du Cabinda à ses propriétaires.

 

  En 1948, Manuel Franklim da Costa, Archevêque, Amândio et Barão de Puna adressèrent un Manifeste au Docteur António de Oliveira Salazar, alors Premier Ministre Portugais, exigeant l’indépendance du Territoire du Cabinda.

 

  1956, pour des raisons de commodité administrative, Portugal annexa arbitrairement le Cabinda à l’Angola, violant ainsi le principe de l’intégrité territorial qu’il jura défendre dans le Traité de Simulambuco, en 1885.

 

  Dans cette décennie des années cinquante, le Congo Belge assiste à la naissance de plusieurs organisations cabindaises à caractère socioculturel telles que : Jeunesse Côtière de Cabinda, en sigle JCC, et l’Association des Ressortissants de l’Enclave de Cabinda, en sigle AREC.

 

  De la même manière naissent au Congo Brazza : La Communauté Cabindaise (CC) et autres organisations à caractère socioculturel ayant la mission d’éveiller la conscience patriotique du Peuple Cabindais à l’indépendance.

 

  L’intense activité politico financière des Cabindais, plus de 2/3 possédant des cartes de membre de l’ABAKO soutenant la lutte du Congo Démocratique à son indépendance, fut à l’origine de l’arrestation de plusieurs Cabindais que, mis dans des sacs par la Police politique portugaise, furent jetés à l’océan atlantique par avion.

 

  1960, à l »Assemblée Générale de l’ONU, Monsieur Stéphane Tchitchelle, Vice Président du Congo Brazza et Ministre des Affaires Etrangères prononça un discours en faveur de l’indépendance du  Territoire de Cabinda.

 

  1961, c’est la révolte armée de la population cabindaise contre la milice portugaise et les commerçants dans les villages de Mankama Nzila, Zenze do Lukula, Tando Pala e Pangamongo.

 

  1962, Le Président Joseph Kasa Vubu, premier Président de la RDC, en guise de reconnaissance à la contribution du Peuple Cabindais à la lutte de libération du Congo Démocratique, effectue une visite aux réfugiés cabindais à Yenge, à six kilomètres de la frontière avec le Cabinda et demande aux autorités locales de respecter les réfugiés et de garantir leur sécurité. Il promet également de s’engager dans le processus de libération du territoire cabindais.

 

  Le Mouvement de libération de l’Enclave de Cabinda, en sigle MLEC, de Luís Ranque Franque, le Comité d’Action pour l’Union Nationale du Cabinda, en sigle CAUNC, de N’Zita Henriques Tiago et l’Alliance de Mayombe, en sigle ALIAMA, de António Eduardo Sòzinho, facilités par l’indépendance du Congo et à cause des impératifs politiques ont, à cette même année, été crées.

  Monsieur Luís Ranque Franque, président du MLEC, fut accepté au sommet de l’OCAM (l’Organisation de la Communauté Africaine et Malgache) où le problème cabindais fut exposé et accepté.

 

  1962 – Monsieur Luís Ranque Franque, président du MLEC, plaide en faveur de l’indépendance du Cabinda à la 17ème Session de l’Assemblée Générale de l’ONU où il prend part.

 

  1963, Par suggestion de l’OUA qui voulait l’unité des mouvements en lutte contre le colonialisme et, sous les auspices de l’Abbé Fulbert Youlou, alors Président de la République du Congo Brazzaville, du 2 au 4 août 1963, dans un Congrès tenu à Pointe Noire, est crée le Front de Libération de l’Enclave de Cabinda, en sigle FLEC, par la fusion des trois mouvements, en l’occurrence MLEC, CAUNC et ALIAMA.

 

  1964, Le FLEC, alors dirigé par Monsieur Luís Ranque Franque, prend part à la première Conférence des Chefs d’Etat de l’OUA qui s’est tenue au Caire, en Egypte.

 

  Les Autorités des deux pays voisins du Cabinda, sur influence des mouvements angolais de libération, refusent la présence dans leurs territoires de mouvements antagonistes contre le même ennemi. Ainsi, plusieurs cabindais furent obligés, malgré eux, d’intégrer les mouvements angolais par des accords garantissant la reconnaissance de la spécificité du Cabinda, après la victoire contre le colonialisme. Les uns intégrèrent l’UPA (l’Union des Peuples d’Angola) et les autres, en alliance avec les angolais, créèrent le MPLAC (Mouvement Populaire pour la Libération de l’Angola et le Cabinda).

 

  En 1965, les Angolais du MPLA massacrèrent Nicolau Spencer, Faty Veneno et plusieurs autres nationalistes cabindais parce qu’ils s’opposèrent à la suppression du mot « Cabinda » dans la dénomination du mouvement – MPLAC.

 

  Dans l’UPA, les Cabindais ayant connu le même sort, Monsieur Alexandre Tati fut obligé de faire défection et, par manque de soutien des deux pays voisins sous l’influence de Agostinho Neto et Holden Roberto, conclut un pacte avec les portugais  pour faire front commun contre les envahisseurs et torpilleurs de l’identité cabindaise.

 

  1971-1972, le territoire cabindais connaît une deuxième vague de contestation populaire qui exige la séparation administrative avec l’Angola et l’octroie de l’indépendance au Territoire. Alors qu’à Lisbonne on envisageait une discussion sur les revendications cabindaises au Parlement, au Cabinda on assistait à l’arrestation massive et à la déportation de la population cabindaise au camp de concentration de S. Nicolau, au Sud de l’Angola…

(Conclusion au prochain numéro)

(Le Drame cabindais trouve sa partie finale au prochain numéro ainsi que d’autres aspects importants à votre édification).

 

FOLHA LIBIKA NKULU

 

(Órgão de educação, sensibilização e mobilização da Escola Política da F.L.E.C.)

DIRECTOR RESPONSAVEL :

  • António Bembo Bernardino
  • (Tél. : +2427575207)

REDACTORES :

Membros da Escola Política da F.L.E.C.

CORRESPONDENTES : Membros efectivos e simpatizantes da F.L.E.C.

libikankulu@yahoo.fr

31.05.2009

LIBIKA NKULU N°4 de Junho de 2009

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CABINDA, PÁTRIA IMORATL,

VIVE  E VIVERÁ !

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NÃO HÁ FUMO SEM FOGO

 

  Ouvindo e lendo os actuais discursos dos dirigentes políticos angolanos, hoje de rara abundância destilando na internet, parecem não tão erradas as deduções de haver certa evolução de atitudes no seio da classe política angolana, pese embora ainda contenha mais manchas de hipocrisia que de honestidade e realismo. Os sinais de tempo conhecem-se, entre diversas outras formas, quando « as flores da árvore anunciam a fruta », em outros termos, « não há fumo sem fogo ».

 

  Até hoje esses discursos foram violentos, ofensivos, repressivos, extremistas, intransigentes e inflexíveis reclamando Cabinda como parte de Angola, procurando desesperadamente sustentar o insustentável, fustigando a FLEC com acusações gratuitas de soldados de Mobutu, bando de marginais, subversão, reberdes ao serviço do imperialismo, meia dúzia de miseráveis e, após a rendição de Bento Bembe, delinquentes e marginais armados organizando-se a partir dos centros urbanos. Enfim, a justa luta dos povos oprimidos é atacada de formas diversas na universal táctica de « atacar o que sustenta o inimigo e defender o que o inimigo ataca ». Assim se passam os contornos e vira-voltas na história da luta dos povos, mesmo durante a luta de libertação do próprio MPLA, da UNITA e da FNLA antes do convite para a sentada de Alvor. Tanto derramamento de sangue inocente por causas perdidas ou, como é hoje frequente, em troca do ouro negro.

 

  No centro da Actualidade está o anteprojecto da UNITA, principal partido angolano da oposição, propondo uma emenda constitucional que  acorda a Cabinda uma autonomia efectiva , política e administrativa. Esta proposta faz agora correr muita tinta e saliva tanto em Angola, em Cabinda, como fora. Na recolha das reacções e opiniões públicas, o micro dos « walkman » estende-se aos Cabindas. Libika Nkulu, um dos microscópios do labotatório cabindês, traz o seu humilde contributo à edificação da opinião cabindesa e a uma melhor defesa cabindesa .

 

  Como « toda a questão merece uma resposta », a resposta é muito simples. Primeiro temos que identificar bem o autor desta declaração.  Esta é feita em nome de que mandato, onde e porquê? Logo identifica-se a UNITA como o autor. E como é que politicamente identificamos esta UNITA ? Resp. : Trata-se de uma formação política legalizada nos termos da Lei angolana e que representa um espaço da opinião e expressão do povo angolano que elege os seus dirigentes. Por conseguinte, logicamente falando trata-se de um acto (uma declaração de imprensa) que não engaja nem o Povo de Cabinda, nem os  seus representantes políticos nem tão pouco o que estes pensam e querem. Estes últimos só terão algo a dizer quando forem oficialmente convidados a discutir e decidir sobre o assunto. É só quando se poderá falar do nosso envolvimento e engajamento. Até lá, nada disso nos engaja e a resistência cabindesa não tem, por enquanto, que agitar-se ou distrair-se ainda que a dita constituição esteja assim emendada.

 

  Esta atitude dos dirigientes políticos angolanos de falar e decidir no lugar do Povo de Cabinda é denunciada em Cabinda como pura colonização  própria dos regimes ditatoriais em guerra contra os Direitos humanos. Isto não passa de distracções destinadas a calmar as pressões internacionais que hoje classificam Cabinda como « zona de insegurança » devido à instabilidade político-militar que ainda inviabiliza os investimentos estrangeiros no território.

 

  Em 1974, o golpe militar de Angola que culminou com a ocupação de Cabinda não permitiu qualquer processo de consulta ao seu povo, muito menos  negociações com a FLEC que, na altura, tinha aberto um Escritório oficial na cidade de Tchiowa.

 

  E na cidade portuguesa de Alvor, onde Cabinda foi ilegal e unilateralmente anexada ao território angolano, tanto portugueses como angolanos que acabavam de assinar esses acordos efémeros, ninguém procurou saber o que o Povo de Cabinda pensava sobre isso.

 

  Numa análise entre « », apesar de ter  sido uma punhalada traiçoeira às costas do Povo de Cabinda, dum lado, e uma descolonização desastrosa, do outro, Alvor não deixa de ser uma ajuda de Portugal aos três movimentos angolanos de libertação que deviam entender-se, organizar-se e falar de uma só voz. Isto, os angolanos são incapazes de fazer. Pior que os portugueses, estes praticam o contrário em Cabinda. Dedicam-se a corromper e dividir o movimento nacionalista cabindês criando obstáculos à sua reunificação e reconstituição a fim de criar um único interlocutor face a Angola.

 

  Em conclusão,  a experiência destes 34 anos de luta apela o povo de Cabinda a uma vigilância cerrada contra o que chamamos manobras dilatórias que apenas visam perpetuar a ocupação do nossos território. Conforme diz um adágio, « toda a  serpente não deixa de ser serpente ainda que traga cores diferentes ». Os Acordos de Alvor foram violadas, despediram de costas viradas os seus signatários para além da sua caducidade através do Decreto-Lei N°458-A/75, do dia 22 de Agosto de 1975, sob os auspícios do General Francisco Gomes da Costa, então Presidente da República, mas até hoje todos os Angolanos entendem-se em volta do seu Artigo 3 que, pela primeira vez,  declarava Cabinda como parte integrante de Angola. Que ninguém se deixe enganar. Nenhum partido angolano pode melhor defender os direitos de Cabinda. Em Angola querem, sim, acordar migalhas a Cabinda, isto é, meia dignidade, direitos limitados, em outros termos, a categoria de 2° cidadão, como somos tratados até agora.

 

  Como se pode notar,  estes não são indicadores de boa fé e de vontade política para resolver o problema de Cabinda. Não será fácil vencer os ocupantes e colonialistas num curto espaço de tempo. Mas, uma coisa é certa. Estamos em Cabinda onde resistimos, como ontem e sempre, contando com os nossos próprios esforços, até ao último suspiro da ocupação estrangeira.

 

  Que a todos os cabindas fique claro que sem a resistência de Cabinda, por Cabinda e para Cabinda, não haverá Cabinda independente, livre e soberano onde cada Cabindês terá reconstituida a dignidade tão almejada.

 

  Entretanto, a busca dessa condição não significa estarmos contra o povo angolano. Somos africanos e nunca iremos contra a África. Por fidelidade aos ideiais dos nossos antepassados, apenas lutamos pela reabilitação dos nossos direitos, o que não exclui vivermos futuramente em comunidades económicas ou políticas com outras Nações africanas, inclusivé Angola com quem o parlamento a ser eleito em Cabinda poderá concluir e assinar vários acordos de cooperação na igualdade de vantagens e oportunidades no respeito recíproco de nação a nação. Tudo pode ser negociado, salvo a identidade e a dignidade cabindesas.

 

  Nós não somos uma etnia minoritária em Angola. Somos, sim, um Povo que reune todos os requisitos para ser uma nação independete e soberana. O valente Povo de Cabinda sabe que uma verdadeira emancipação nunca é um dado adquirido por misericórdia. Tem de ser ganha para o orgulho cabindês. Precisamos reafirmar a nossa determinação destes últimos 34 anos para a liberdade cabindesa e levar em avante esse dom precioso, essa ideia nobre que deve ser transmitida de geração a geração, até à vitória final.

 

  LIBIKA NKULU

 

CABINDA NA CONSTITUIÇÃO PORTUGUESA

  A 23 de Setembro de 1822, é aprovada a primeira Constituição Portuguesa em consequência da revolução vintista (1820). No seu Título II « Da Nação Portuguesa e Seu Território, Religião, Governo e Dinastia », no Artigo 20, define o que se entendia então como « Territórios da Nação » na África Ocidental « Bissau e Cacheu, na Costa da Mina, o Forte de São João Baptista de Ajudá, Angola, Benguela e suas dependências, Cabinda e Malembo, as Ilhas de Cabo Verde, as Ilhas de São Tomé e Príncipe e suas dependências ; na Costa Oriental, Moçambique, Rio de Sena, Sofala, Inhambane, Quelimane, e as Ilhas de Cabo Delgado ».

 

  Com a Carta Constitucional de 29 de Abril de 1826, era suprimido o Artigo 2 que fazia alusão ao Brasil que no entanto se tornara  já independente, tendo o Artigo 3 alusivo a Cabinda passado para o Artigo 2, em 1822.

 

  Na Constituição de 1838, outorgada por Dona Maria II, o Artigo 2 define o Território Português retendo permanentemente o parágrafo : « África Ocidental : Bissau e Cacheu, o Forte de São João Baptista de Ajudá, na Costa da Mina, Angola e Benguela e suas dependências, Cabinda e Malembo, as Ilhas de Cabo Verde e as de São Tomé e Príncipe e suas dependências ». Esta Constituição permaneceu em vigor durante 73 anos.

 

  Com a implantação da República, a 5 de Outubro de 1910, é aprovada a nova Constituição republicana, no dia 21 de Agosto de 1911, que assume as possessões coloniais existentes « à data da proclamação da República » sem contudo fazer uma referência discriminada.

 

  Com o golpe de Estado de 28 de Maio de 1926, Portugal passa por um período sem Constituição . Após o plebiscito de 19 de Março de 1933, a nova Constituição é aprovada, a 11 de Abril do mesmo ano. No fim do Artigo 1, na segunda alínea, definia sobre o Território de Portugal « Na África Ocidental: Arquipélago de Cabo Verde, Guiné, São Tomé e Príncipe e suas dependências. São João Baptista de Ajudá, Cabinda e Angola » Esta Constituição permaneceu em vigor até à Revolução de 25 de Abril de 1974.

 
 

DRAMA DE CABINDA

  Muito cedo os nobres de Cabinda recusam prolongar o Tratado de Simulambuco pela não aplicabilidade do seu espírito e exigiram a restituição imediata do território aos seus proprietários.

 

  Em 1948, Manuel Franklim da Costa, Padre Amândio e Barão de Puna dirigiram um Manifesto ao Doutor António de Oliveira Salazar, então Primeiro Ministro português, exigindo a independência do território de Cabinda.

 

  1956, por razões de comodidades administrativas, Portugal anexa arbitrariamente o território de Cabinda ao de Angola, violando o princípio da integridade territorial que havia jurado defender no Tratado de Simulambuco, em 1885.

 

  Nesta mesma década 50, o Congo Belga assiste ao nascimento de várias organizações cabindesas de carácter socio-cultural, tais como : Juventude Costeira de Cabinda (JCC) e a Associação dos Oriundos do Enclave de Cabinda (Association des Ressortissants de l’Enclave de Cabinda) – A.R.E.C..

 

  Da mesma maneira nascem no Congo Brazzaville a Comunidade Cabindesa (C.C.) e outras organizações de carácter socio-cultural tendo por missão acordar a consciência patriótica do Povo de Cabinda para a sua autodeterminação e independência.

 

  Intensa actividade politico-financeira dos cabindas : mais de 2/3 possuiram cartões de membro da ABACO (Aliance du Bas Congo) a fim de apoiar a luta do Congo-Léopoldeville (actual República Democrática do Congo) para a independência deste país vizinho.  Esta inter-colaboração esteve na base de várias detenções de cabindas que, colocados em sacos pela segurança portuguesa, eram aéreamente deitados ao mar.

 

  1960, na Assembleia Geral da O.N.U., Stéphane Tchitchellé, vice-Presidente do Congo Brazzaville e Ministro dos Negócios Estrangeiros pronunciara um discurso a favor da independência de Cabinda.

 

  1961, revolta armada da população contra a milícia e comerciantes portugueses nas aldeias de Mankama Nzila, Zenze do Lukula, Tando Pala e Pangamongo.

 

  1962, o Presidente Joseph Kasa-Vubu, primeiro Presidente da RDC, em reconhecimento à contribuição do povo de Cabinda à libertação do Povo congolês, visita os primeiros refugiados cabindas das primeiras fugas coloniais no Yenge a 6 km da fronteira e solicita às autoridades locais de respeitar os refugiados e garantir-lhes apoio e segurança. Promete igualmente empenhar-se no processo da luta de libertação do território de Cabinda.

 

  O Movimento de Libertação de Cabinda (MLEC) de Luís Ranque Franque, o Comité de Acção para a União Nacional de Cabinda (CAUNC) de NZita Henriques Tiago e a Aliança do Mayombe (ALIAMA) de António Eduardo Sozinho são, neste mesmo ano, criados, facilitados pela independência dos dois Congos e, do outro lado, pelos imperativos politicos do momento.

 

  No mesmo ano, Luís Ranque Franque, Presidente do MLEC, é aceite na cimeira da OCAM (Organização da Comunidade Africana e Malgache) onde o problema de Cabinda foi exposto e aceite.

 

  Sempre neste ano, Luís Ranque Franque, Presidente do MLEC, participa na 17a Sessão da Assembleia Geral da O.N.U. na qual apresentou o problema da independência de Cabinda.

 

  1963, sob sugestão da O.U.A. que queria a unidade dos movimentos em luta contra o colonialismo, e estando sob os auspicios de Abbé Fulbert Youlou, então Presidente da República do Congo Brazzaville, de 2 a 4 de Agosto deste ano, num Congresso realizado em Ponta Negra, é criada a Frente de Libertação do Enclave de Cabinda com a fusão de três movimentos, isto é o MLEC, o CAUNC e a ALIAMA.

 

  1964, A FLEC, então dirigida por Luís Ranque Franque, participa na primeira Conferência dos Chefes de Estado da O.U.A. que teve lugar no Cairo, no Egipto.

 

  As autoridades dos dois países vizinhos de Cabinda, sob influência dos movimentos angolanos, recusam a presença, nos seus territórios, dos movimentos antagonistas que combatíam o mesmo inimigo. Vários cabindas foram assim obrigados, contra a vontade própria, de integrar os movimentos angolanos através de acordos garantindo o reconhecimento da especificidade de Cabinda, uma vez o colonialismo destruido. Uns integraram a UPA (União dos Povos de Angola), os outros criaram com os angolanos o MPLAC (MovimentoPopular para a Libertação de Angola e Cabinda), etc.

 

  Em 1965, os Angolanos do MPLA assassinaram Nicolau Spêncer, Faty Veneno e outros nacionalistas cabindas por se terem oposto à supressão da expressão Cabinda na denominação do movimento MPLAC.

 

  Na UPA, tendo os cabindas conhecido a mesma sorte, Alexandre Tati foi obrigado a desertar e criar o seu maqui em Cabinda. E por falta do apoio dos países vizinhos, influenciados por Agostinho Neto e Holden Roberto, assina um acordo com os portugueses para juntos combaterem os  invasores e torpediadores da identidade cabindesa.

 

  1971-1972, O território de Cabinda conhece uma segunda vaga de contestação das populações locais que exigem a separação administrativa com Angola e a concessão da independência ao território. Enquanto em Lisboa encarava-se a discussão da reivindicação dos cabindas no Parlamento, assiste-se, em Cabinda, à detenções em massa e a deportações de populares cabindas ao campo de concentração de São Nicolau, no Sul de Angola (continua…)

(Drama de Cabinda continua próximo número, assim como outros aspectos importantes para a nossa edificação).

Antonio Bembo Bernardino

25.05.2009

Voici la version française de LIBIKA NKULU N° 3

Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image.LIBIKA NKULU N°3 du Mai 2009 
 
 
 
 
 

 

          

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La Vérité, têtue à l’eternité

 

EDITORIAL 
LA VERITE N’EST QU’UNE SEULE, TETUE ET IMBATTABLE ...  
AUCUNE PUISSANCE NE PEUT CONTRE ELLE

 
«Remuez  ciels et terres pour vos droits et  vaccinez-vous contre le virus de la corruption, parce que la dignité d'une personne exige  qu’elle ne soit jamais réduite à la vassalité par l'émancipation des autres»

 
Il y a environ 34 ans que le Mouvement nationaliste  Cabindais, particulièrement sa lutte de libération nationale, est victime d'agressions systématiques de l’étranger réagissant aux revendications politiques du Peuple Cabindais.

 
Ces attaques sont le résultat de l’intransigeance politique de la part d’un Régime Totalitaire  expansionniste qui à tout prix et par tous les moyens évite le véritable dialogue politique directe et inclusif par manque d’arguments justifiant l'occupation pure et simple du territoire cabindais et de son peuple gardés en otage à la simple cause égoïste du pétrole. Cette attitude ne peut qu’identifier les régimes les plus totalitaires en Afrique, au moins au sud du Sahara, dont le pouvoir marxiste et leliniste de Luanda.

Loin de baisser ses armes, l’héroïque Peuple Cabindais, animé par la justesse de la cause de ses aïeux, reste ferme ses convictions patriotiques les yeux fixés à l'avenir de sa juste cause. Dans une marche lente mais sûre et irréversible, la résistance cabindaise devient une pierre dans le soulier des dirigeants politiques au pouvoir en Angola.

 
La vérité blesse et dérange. Malheureusement, tant pis pour les colonialistes angolais. En route pour son autodétermination à l'indépendance, la résistance cabindaise ne pourra jamais reculer devant l'oppression et l'intimidation angolaises.  
Le FLEC, centre politique de la cause cabindaise, ainsi que son inséparable branche armée, les FAC Unifiées, seront toujours au croisement des chemins avec le même credo qui dérange les Autorités de Luanda : Le Cabinda reste et restera une patrie immortelle, aujourd’hui et pour toujours.

 
Ainsi, notre force est puisée dans la concertation interne, en d'autres termes, les «linges sales se lavent en famille», et dans le resserrement des liens FLEC-Peuple, dans un cadre qui mobilise et  organise tout le monde comme un seul Cabindais à la défense de nos droits.

 
Contre cette réalité, les colonialistes angolais n'ont pas d'autres arguments si non l'utilisation de la honteuse loi de la jungle « dont la raison est au plus fort ». Par ce manque  d’arguments pour justifier l'occupation du territoire Cabindais, les occupants se livrent aux trafics des fausses rumeurs, aux orchestrations et aux mascarades faites de mensonges visant à tromper l'opinion publique angolaise et internationale qui se laisse séduire à cause de leurs intérêts économiques en Angola et au Cabinda préférant courir le risque d’être pris en tenaille dans un territoire encore en otage par l’instabilité politico-militaire. Le processus de Bento Bembe est un exemple de ces mascarades.

 
Mais la vérité reste têtue. Dans ce conflit imposé par les envahisseurs angolais, le Cabinda est l’agressé et l'Angola, sans aucun doute, l'agresseur ; nous sommes injustement attaqués, traqués, massacrés et opprimés, mais nous ne serons jamais vaincus. Nous allons continuer à exister et à résister, à l’instar du peuple palestinien, du peuple Sahraouis et d’autres encore qui se battent pour des causes justes.

 
Devant sa destinée, le Cabinda est appelé à la mobilisation générale contre les chaînes qui l’assujettissent encore et font de lui un peuple sans dignité, car seul la lutte libère. Mais nous nous referons ici d’une lutte unie et responsable.  Car toute forme de  division milite contre soi même et ouvre les portes aux manœuvres de déstabilisation extérieures. L'expérience de ces 34 années de lutte nous laisse suffisamment avertis.  
Soulevons comme une seule voix pour dire NON à l'occupation et à l'expansionnisme  de l’Angola. Le peuple de l'Érythrée l’a dit avec force à l'Ethiopie. En d'autres termes, les Sud-africains, l’on aussi dit à l’ancien régime d’Apartheid. Les Timorais ont su transmettre ce message fort à l'Indonésie. Le peuple du Kosovo a signé elle aussi en noir sur blanc contre l’occupation Serbe. Et pourquoi pas aussi le Peuple Cabindais?  
Puisque les occupants angolais insistent sur une solution militaire, ils auront à retrousser les manches et de préparer  plus de muscles, en d'autres termes, ils doivent continuer à acheter des armes avec notre pétrole, de recruter et d'envoyer encore des jeunes angolais pour mourir au Cabinda, parce qu’il faudra d’abord exterminer toute  la population du Cabinda sans défense.  
Qui pouvait imaginer, à l'époque coloniale,  un éventuel retrait des troupes portugaises de l’Angola et du Cabinda, après les déclarations du Dr. Oliveira Salazar menaçant ne quitter l'Afrique, en particulier l’Angola et le Cabinda, que lorsque ses véhicules militaires ne pouvaient plus franchir des marécages de sang . Peu de temps après, les Angolais et les Cabindais ont été des témoins oculaires du  retrait portugais, donc, ce qui n’a été pas du tout  extraordinaire comme le faisaient croire les discours politiques. Curieusement,  les Angolais, avec la même expérience, reviennent à l’histoire et  ose aujourd’hui dire la même chose aux Cabindais, aussi victimes d'hier. Comment pourra l'Afrique  justifier le comportement de  l’Angola au Cabinda?  Ne font-ils pas les Angolais le pire que le colonialisme portugais a fait en Angola et au Cabinda? Le colonialisme a-t-il une couleur? Pourquoi n’appelle-t-on pas le mal par son vrai nom?  
Par conséquent, une chose est la force, un autre en est la raison! Toutefois, l'expérience admet que la raison vaut plus que la force.  Au Cabinda, la raison et la vérité parleront toujours plus haut et fort. Il est vrai que la force de la raison, comme à l’époque coloniale portugaise, finira par l'emporter sur la raison de la tyrannie.

 
Le Cabinda n'est pas l'Angola. Le Cabinda  pour les Cabindais, et l’Angola pour les Angolais. Cette vérité n’est qu’une seule. Elle sera ainsi dite haut et fort à la succession des générations cabindaises avant et après SIMULAMBUCO.

 

Dans les colonnes suivantes nous aurons à fureter quelques éléments importants pour nous apprendre le Cabinda en tant que territoire, peuple, histoire et lutte de libération nationale  
bika Nkulu

 

LE TERRITOIRE DE CABINDA

A – SITUATION GEOGRAPHIQUE 

Situé sur la côte atlantique de l'Afrique centrale, entre la République du Congo Brazzaville au Nord et  la République Démocratique du Congo à l'Est et au Sud,  et baigné par l'océan à l'ouest, le Cabinda a une superficie de quelques 10.000km2. Géographiquement, le territoire du Cabinda est différent de celui de l'Angola avec lequel il est séparé par une bande de terre de 65 km de la République Démocratique du Congo, dans la province du Bas Congo, selon les limites fixées par la Conférence de Berlin, en 1885. Le Cabinda n'a de frontières qu’avec le Congo Kinshasa et le Congo Brazzaville.  Le territoire du Cabinda comprend les régions suivantes: Miconje, Belize, Buco Zau, Necuto, Dinge, Inhuca, Massabi, Cacongo et Ngoio (YEMA).

 

B - RICHESSES NATURELLES

Le territoire du Cabinda a une immense richesse du sol et du sous-sol. En dehors de ses terres bénéficiant une extraordinaire fécondité qui font de ce territoire un potentiel agricole, le Cabinda est riche en pétrole, or, diamants, phosphate,  cuivre, manganèse, bois, uranium, fer, etc.  Hormis le pétrole, qui constitue   plus de 55% à l'économie angolaise, et le bois, autre source économiquement viable, toutes les autres ressources sont encore inexploitées

 

C - SITUATION DEMOGRAPHIQUE

Aujourd'hui sa population est estimée à environ 650.000 habitants, 350.000 selon les statistiques à l'époque coloniale, dont 2/3 vivent en exil. Il s’agit ici des premières fuites révolutionnaires du temps colonial et des successifs exodes des années 70, 80 et 2003, cherchant refuge dans les pays voisins, environnants et ailleurs du fait de la guerre que, depuis 1974, prend en otage le territoire  du Cabinda.  Sur le plan socioculturel le Peuple Cabindais est composé de sept ethnies dont les Woios, les Kotches, les Kwakongos, les Lindjis, les Vilis, les Yombes et les Sundis. Le Peuple  Cabindais n’a pas d'affinités qu’avec les peuples de la RDC, du Congo Brazzaville et du Gabon avec qui il partage la même histoire traditionnelle. Là aussi, il existe une distinction claire et nette avec les peuples de l'Angola

 

 

D- SITUATION POLITICO-HISTORIQUE

TRAITE DE SIMULAMBUCO

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        Monumento de Simulambuco

La nécessité de signer le Traité de Simulambuco est née pendant le conflit qui a impliqué plusieurs puissances européennes en compétition dans cette région connue comme  « Bassin du Congo ». Le désaccord qui se pose et oppose les puissances présentes dans la région  lorsque sont violées les règles d'occupation des terres, a conduit l'Allemagne à convoquer la Conférence de Berlin où  les puissances intéressées au partage des terres devaient débattre sur la question des frontières et de la légitimité que chacune revendiquait en Afrique sans tenir compte de la structure socioculturelle primitive dans ces régions africaines.

 

Il s’imposait, alors, que ces puissances  devaient recourir à la signature de traités dans lesquels se confirmerait l’établissement de chacune dans un domaine donné pouvant ainsi compter sur la protection des peuples autochtones.  Plusieurs traités ont été signés dans la région pour donner naissance à différents protectorats, comme celui signé avec les français par lequel le roi Makoko céda son territoire à la France ainsi que d'autres signés par Stanley, rival de Brazza, au nom du Roi des Belges, Léopold II, dans les différentes régions qui composent aujourd'hui la République Démocratique du Congo.

 

C’est dans ce contexte que le Portugal, l'une des puissances en compétition, signa les traités de Chicamba, de Chinfuma et de Simulambuco avec les Notables Cabindais. Ce dernier, le plus représentatif et symbolique, a été célébré, le 01 Février1885, entre le délégué du Gouvernement Portugais, le capitaine lieutenant de la Corvette "Reine de Portugal", Guilherme Augusto de Brito Capelo et  « les princes et les gouverneurs du Cabinda »  que, comme les deux précédents traités, assumera le nom de l'endroit où il avait été signé.  Son importance internationale l’a placé au centre comme étant la « Carta Magna » du Nationalisme Cabindais.  Il est devenu la base des revendications politiques du Peuple Cabindais, aujourd'hui encore reconnu comme protectorat du Portugal en vertu  des dispositions de ses articles "gardiens", en l’occurrence l'Article 2, selon lequel «Le Portugal reconnaîtra et confirmera tous les chefs qui sont reconnus par le Peuple Cabindais, selon leurs lois et usages, en leur promettant aide et protection », l'Article 3, où « Le Portugal s’oblige à faire maintenir l'intégrité des territoires placés sous son protectorat » et, enfin l'Article 9, dans lequel, « le Portugal respectera et fera  respecter les us et  coutumes du pays ».

 

En 1954, le gouvernement portugais a construit un monument à la Place de Simulambuco en mémoire du traité et, en 2003, au Centre Culturel Chiloango, le Premier Février, date de sa signature, fut proclamé comme « la Journée de l’Identité Cabindaise ».

 

C’est aussi sur base de ce Traité que le Nationalisme Cabindais soutient que le Portugal avait inclus séparément le Cabinda de l'Angola, lors de l’amendement de sa Constitution restée en vigueur jusqu'au coup d'État du 25 avril 1974. Toutefois, la mention constitutionnelle du Cabinda, comme l'une des possessions portugaises en Afrique de l'Ouest remonte à la période d’avant la conclusion de ces trois traités. De sorte que ces traités sont essentiellement une force politique de légitimité internationale.  Il était aussi devenu la base des accords à la  définition de ses frontières.

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Bien plus qu'un document de 124 ans d’âge, que de nombreux intellectuels se penchent à disséquer la validité, ou non, par rapport au Droit International, le Traité de Simulambuco symbolise aujourd'hui la poussée du Nationalisme Cabindais et soutient  son Droit à l’Autodétermination et à l’indépendance

 

(Le Cabinda dans la Constitution Portugaise apparaîtra au prochain numéro, ainsi que d'autres aspects historiques et juridiques à la meilleure connaissance de nos lecteurs ainsi que  l’écrasante  masse populaire du territoire  Cabindais, car un peuple ignorant ne peut ni s’identifier ni se défendre).

 

LIBIKA NKULU
Antonio Bembo Bernardino

Contact:libikankulu@yahoo.fr

12.05.2009

Message de LIBIKA NKULU N°3 aux compatriotes cabindais dans le monde entier

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A verdade, eternamente teimosa

 

EDITORIAL

A VERDADE É UMA SÓ, TEIMOSA E INVENCÍVEL… 

NENHUMA POTENCIA PODE

CONTRA ELA !

 

« Removai céus e terras pelos vossos direitos e vacinai-vos contra o virus da corrupção, porque a dignidade de um indivíduo exige que não seja nunca reduzida em estado de vassalidade pela emancipação de outrém »

  Desde Há cerca de 34 anos, o Movimento nacionalista cabindês, particularmete a sua luta de libertação nacional, tem sido vítima de agressões sistemáticas reagindo  às reivindicações políticas do povo de Cabinda.

  Estas agressões são fruto de ntransigência política por parte dum poder político ocupante e expansionista que a todo o custo e por todos os meios evita o verdadeiro diálogo político directo e oficial tanto que carece de argumentação que justifica a ocupação pura simples do território de Cabinda e de seu povo mantidos reféns só por simples causa egoísta do petróleo, atitude própria dos mais crueis regimes totalitários em que só o poder marxista e lelinista de Luanda pode identificar-se em África, pelo menos no Sul do Sahara.

  Longe de desarmar, o heróico povo de Cabinda, animado pela justeza da causa dos seus antepassados, mantem a firmeza revolucionária com os olhos esperançosos fitos no futuro certo da sua justa causa. A sua resistência assegura uma marcha lenta mas segura e irreversível constituindo-se numa inevitável pedra no sapato dos Dirigentes políticos do poder que hoje ocupa o Território de Cabinda.

  A verdade magoa e incomoda. Infelizmente, tanto pior para os colonialistas angolanos. Na marcha para a autodeterminação e independência de Cabinda a resistência cabindesa nunca recuará perante a opressão e intimidações colonialistas.

  A F.L.E.C., centro politico da causa cabindesa, assim como o seu inseparável braço armado, as F.A.C. Unificadas, estarão sempre  no cruzamento dos caminhos com o mesmo credo ensurdecedor que desfaz os tímpanos nas hóstias do Futungo de Belas: Cabinda é patria imortal que vive e viverá, assim e para sempre.

  Assim, a nossa força é buscada no diálogo e concertação internos, em outros termos no “lavar dos nossos lençóis sujos em família”, e no estreitamento das relações FLEC-POVO num enquadramento que todos agrupa, organiza e ergue como um só homem na defesa dos nossos direitos.

  Diante desta realidade os colonialistas não têm argumentação senão o vergonhoso recurso à lei do mais forte. Não possuindo argumentos para justificar a ocupação do território de Cabinda, traficam rumores, orquestrações e mascaradas num tecido de mentiras com o objectivo de enganar a opinião pública tanto angolana como internacional que apenas se deixa seduzir por causa dos seus investimentos económicos em Angola e em Cabinda onde correm riscos consideráveis num território ainda refém da instalibilidade politico-militar. O processo Bento Bembe é um exemplo destas mascaradas.

  Mas a verdade é uma só e teimosíssima. Neste conflito imposto pelos invasores, Cabinda é a parte agredida e Angola, indiscutivelmente o agressor. Somos abusivamente agredidos, massacrados e oprimidos, mas não vencidos. Continuamos a existir e a resistir, como o fazem os povos palestiniano, do Sara Ocidental e tantos outros que ainda se batem por causas justas.

  Face ao seu destino, os cabindas são chamados à consciencialização interna e à mobilização geral a fim de se reorganizar contra as algemas que ainda lhes prendem mãos e pés, pois só a luta liberta. Mas, uma luta unida e responsável. Pois toda a luta dividida divide-se contra si própria o que a expõe à mercê das manobras de destabilização inimigas. Nisto esperamos que a experiência destes 34 anos de luta nos tornam suficientemente avisados.

  Vamos todos unidos dizer de uma só voz NĀO à ocupação e expansionismo angolanos. O povo Eritreu disse-o com força à Etiópia. Em outros termos, os Sul Africanos disseram-no ao antigo regime do Aparthaid. O povo timorense soube transmitir esta mensagem forte à Indonésia. O povo do Kosovo assinou-a também preto em branco contra a vontade sérvia. E porquê não também Cabinda ?

  Como os ocupantes insistem numa solução militar, estes terão que arregaçar mais mangas e preparar mais músculos, em outros termos comprar mais armas com o nosso petróleo, recrutar mais homens e enviar para Cabinda, porque primeiro terão que exterminar o povo indefeso de Cabinda até ao último cabindês.

  Na era colonial, quem podia imaginar possível a retirada dos portugueses de Angola e de Cabinda logo depois dos pronunciamentos do Doutor Oliveira Salazar desafiando retirar-se da África, precisamente de Angola e de Cabinda, só quando os seus veículos militares patinassem em pântanos de sangue. Pouco tempo depois, Angolanos e Cabindeses foram testemunhas oculares da retirada portuguesa que, pelo que se assistiu, não foi tão extraordinária tanto quando davam a entender os discursos políticos. Muito curioso é que os Angolanos, já com esta experiência, ousam dizer o mesmo aos cabindas, como eles, vítimas de ontem. Como poderá a África justificar o comportamento de Angola em Cabinda ? Não fazem os Angolanos o pior do que fizeram os colonialistas portugueses em Angola e Cabinda? Terá o colonialismo uma determinada cor? E porquê não chamar o mal pelo seu verdadeiro nome?

  Por conseguinte, uma coisa é a força, uma outra é a razão!  Ora, a experiência admiite que a razão vale mais do que a força. Em Cabinda a razão, congénera da verdade, sempre falarão muito alto. É certo que a força da razão, como na era colonial portuguesa, acabará por triunfar sobre a razão da força.

  Cabinda não é Angola. Cabinda para os Cabindeses e Angola para os Angolanos. Esta verdade é uma só. E continuará a ser dita na sucessão das gerações cabindesas antes e depois de SIMULAMBUCO. Nas colunas a seguir vamos descobrir e aprender algumas noções sobre Cabinda como território,  povo,  história e luta de libertação nacional

  Libika Nkulu

 

O TERRITÓRIO DE CABINDA

A - Situação geográfica

  Situado na costa atlântica da África Central, entre a República do Congo Brazzaville ao Norte e Nordeste, a República Democrática do Congo a Sul e Este e banhado pelo oceano ao Oeste, Cabinda cobre uma superfície de cerca de 10.000km2.

  Geograficamente, o território de Cabinda  é distinto do de Angola com o qual está separado por uma faixa de terra de 65 km da República Democrática do Congo, na província do Baixo Congo, segundo os limites traçados pela Conferência de Berlim, em 1885. Cabinda não faz fronteira senão com o Congo Kinshasa e o Congo Brazzaville.

  O território de Cabinda tem as seguintes regiõe : Miconje, Belize, Buco Zau, Necuto, Dinge, Inhuca, Massabi, Cacongo e Ngoio (Iema)

  B - Riquezas Naturais :

  O território de Cabinda possue imensas riquezas do solo e do subsolo. Para além da sua fertilidade territorial que de si faz uma potêncialidade agrícola, é rico em petróleo, ouro, diamantes, fosfato, cobre, manganésio, madeira, urâneo, ferro, etc.

  Posto de parte o petróleo, constituindo mais de 55% da economia angolana, e a madeira, uma outra importante fonte económica do território, todas as outras riquezas ainda são inexploradas

 

C - Situação demográfica

  Actualmente a sua população é estimada em cerca de 650.000 habitantes, 350.000 segundo estatísticas da era colonial, entre os quais 2/3 vivem no exílio. Aqui trata-se das fugas revolucionárias desde as migrações do tempo colonial até aos sucessivos êxodos dos anos 70, 80 e 2003 procurando refúgio nos países vizinhos e circunvizinhos em consequência da guerra que, desde 1974, Angola move contra o território de Cabinda.

  No plano socio-cultural o povo de Cabinda é composto por sete etnias, entre as quais Ba Woio, Ba Kotche, Ba Kwakongo, Ba Lindji, Ba Vili, Ba Yombe e Ba Sundi . O povo de Cabinda tem maiores afinidades com os povos da R.D.C., do Congo Brazzaville e do Gabão com os quais partilha a mesma história tradicional. Aqui também nota-se a sua clara distinção com os povos de Angola

 

D - Situação politico-histórica

TRATADO DE SIMULAMBUCO

  A necessidade de firmar o Tratado de Simulambuco nasce durante a disputa que envolveu várias potências europeias concorrendo nesta região conhecida por Bacia do Congo. A discórdia que surge e opõe os interesses das potências em desavença quando são violadas as regras da ocupação das terras , levou a Alemanha a convocar a Conferência de Berlim na qual as potências interessadas na partilha de terras em África a fim de argumentarem o problema das fronteiras e da legitimidade que cada potência reivindicava no continente africano sem ter em conta a primitiva estrutura socio-cultural pré-existente nestas regiões africanas.

  Os Estados presentes deviam assim recorrer à assinatura de Tratados nos quais se podia confirmar o estabelecimento de cada um em determinada área podendo, desta maneira, contar com a defesa das populações autóctones.

  Vários Tratados foram assinados na região dando à luz diferentes protectorados, como o francês pelo qual o Rei Makoko cede à França o seu território assim como outros assinados por Stanley, rival de Brazza, em nome do Rei dos Belgas, Leopold II, em várias regiões constituindo hoje a actual República Democrática do Congo.

  É neste contexto que Portugal, uma das potências concorrentes, virá assinar os Tratados de Chicamba, de Chinfuma e de Simulambuco. Este último, mais representativo e simbólico, foi celebrado, a 01 de Fevereiro de 1885, entre o Delegado do Governo Português, o Capitão Tenente da Corveta “Rainha de Portugal”, Guilherme Augusto de Brito Capelo e os « Príncipes e Governadores de Cabinda » que, tal como os dois tratados precedentes, assumiria o nome do local onde tivera lugar a assinatura deste último. A sua importância internacional coloca-o no centro como a Carta Magna do nacionalismo cabindês.

  Este Tratado tornou-se a base das reivindicações políticas do Povo de Cabinda que até hoje se reconhece Protectorado de Portugal em virtude do estipulado nos seus Artigos  “protectores”, designadamente o Artigo 2 em que « Portugal reconhece e confirmará todos os chefes que forem reconhecidos pelos povos segundo as suas leis e costumes, prometendo-lhes auxílio e protecção » ; o Artigo 3 onde « Portugal obriga-se a fazer manter a integridade dos territórios colocados sob o seu protectorado » ; o Artigo 9, segundo o qual, « Portugal respeitará e fará respeitar os usos e costumes do país ».

  Em 1954, o Governo Português construiu um Monumento no Local de Simulambuco em memória do Tratado e, em 2003, no Centro Cultural de Chiloango, o Primeiro de Fevereiro, data da assinatura deste, é proclamado como o Dia da Identidade Cabindesa.

  É também com base no Tratado de Simulambuco que o Nacionalismo Cabindês defende que Portugal incluiu Cabinda, separadamente de Angola, ao emendar a sua Constituição permanecida em vigor até ao golpe de Estado do 25 de Abril de 1974. Ora , a menção de Cabinda, como uma das possessões portuguesas na África Ocidental, na Constituição de Portugal remonta a períodos anteriores à celebração dos ditos três Tratados. Isto quer dizer que Cabinda já era considerado uma possessão colonial de Portugal antes da celebração dos Tratados de Chicamba, de Chinfuma e de Simulambuco ; pelo que estes Tratados tiveram principalmente uma força política de legitimidade internacional posterior à possessão de facto. Mas veio a ser a base nos Acordos para a definição das suas fronteiras.

  Muito mais que um documento com 124 anos, que vários intelectuais dissecam a fim de argumentar a sua validade, ou não, perante o Direito internacional, o Tratado de Simulambuco simboliza hoje o fio condutor secular do Nacionalismo Cabindês e que hoje sustenta o seu Direito à Autodeterminação

Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image.(Cabinda na Constituição portuguesa virá no próximo número, assim como outros aspectos históricos e jurídicos para o conhecimento dos nossos leitores e armamento das esmagadoras massas populares do Território de Cabinda, pois um povo ignorante não se conhece e não pode defender-se)

 

LIBIKA NKULU
Antonio Bembo Bernardino