11.08.2010
La Chine est en froid avec son meilleur ami africain
Avec des échanges commerciaux atteignant plus de 12,8 milliards d'euros en 2009, l'Angola, riche en pétrole, est le plus important partenaire de la Chine en Afrique. Ce chiffre est néanmoins en baisse de 33 % par rapport à 2008, témoin de la dégradation des relations entre les deux pays, révèle le « Wall Street Journal ». Ces tensions proviendraient du comportement hostile de la population angolaise envers les 70.000 travailleurs chinois qui ont émigré en Angola dans l'espoir d'obtenir de meilleurs salaires. Les Angolais reprochent aux entreprises chinoises en activité sur leur sol d'importer leur propre main-d'oeuvre plutôt que d'embaucher des travailleurs locaux. Ainsi, depuis deux ans, la discrimination envers les Chinois ne fait qu'augmenter. « Ils sont régulièrement battus ou kidnappés », précise Fransisco Tunga, secrétaire de direction du Centre des droits de l'homme de Luanda, la capitale. Ces violences ont aussi une portée politique, comme l'explique Silvano Mazunda, autre membre du Centre : « Attirer les Chinois fait partie du contrat signé avec le gouvernement angolais, mais comme le peuple craint ce dernier, ils protestent contre les Chinois. » C'est la logique suivie par le Mouvement de libération de l'enclave du Cabinda, qui réclame l'indépendance de la région et revendique régulièrement ces attaques. Aux violences s'ajoutent les importants retards de remboursement des prêts accordés par la Chine à l'Angola (au moins 6 milliards d'euros), ce qui ralentit l'avancement des projets entamés par les deux pays. De fait, la Chine se tourne vers des pays comme l'Iran, le Brésil et le Venezuela, dont les ressources en énergie seraient considérables. L'Angola, quant à lui, soigne ses relations avec les investisseurs européens et américains, à qui il a réussi à vendre 1,5 milliard de dette souveraine cette année.
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02.03.2010
Ruée des Chinois sur les forêts africaines
Syfia Congo/RDC) Pour répondre à leurs colossaux besoins en bois tropicaux, les Chinois exploitent de plus en plus les forêts d'Afrique centrale sans guère se soucier des réglementations et souvent même avec la complicité des autorités locales.
60 % des bois africains exportés en Chine
Peu importe pour les entreprises asiatiques, qui visent avant tout à sortir des quantités croissantes de bois pour répondre aux besoins de la Chine qui a déjà épuisé les réserves des pays asiatiques voisins. L'essor économique des classes moyennes chinoises ces dix dernières années dope, en effet, fortement la demande en bois tropicaux africains. À l'heure actuelle, environ 60 % des quelque 4 millions de mètres cubes – surtout des grumes – qu'exportent chaque année les pays africains (Gabon, Guinée équatoriale, Cameroun, RDC, etc.) va en Asie, dont 96 % pour la seule Chine. Le reste aboutit, pour l'essentiel, dans les pays européens, traditionnels exploitants de ces forêts. La demande chinoise de bois tropicaux et non tropicaux est en effet colossale : chaque mois, il faut ériger l'équivalent d'une ville grande comme Montréal, uniquement pour absorber l'arrivée massive des paysans dans les villes. Au rythme actuel, la Chine aura bientôt besoin de 260 millions de m3 chaque année, alors qu'elle n'en produit que 142 millions.
Des sociétés asiatiques installées pendant la guerre
Aussi sur le terrain, les entreprises déploient-elles de véritables armadas pour dévorer la forêt du centre de l'Afrique : tronçonneuses, tracteurs à pneus et à chenille, niveleuses, camions grumiers... Au Congo, elles ont tout le matériel nécessaire pour exploiter au plus vite. Et elles se soucient souvent peu des réglementations. Ainsi Man Faï Taï détient un permis d'exploitation de 7500 ha, alors que le Volume maximal annuel (Vma) par exploitant forestier est de 5000 ha. En République démocratique du Congo (Rdc) voisine, les immenses réserves forestières attirent aussi des convoitises asiatiques. Le pays possède en effet 128 millions d'hectares de forêts, soit la moitié des réserves africaines. "Jusque-là, ce sont les Européens qui exportent des grumes ou du bois semi-fini dans une sorte de commerce triangulaire : Afrique-Europe-Asie", explique Joseph Ipalaka Yowa, Secrétaire général à l'Environnement et Conservation de la nature. La demande chinoise du bois congolais se ferait cependant plus pressante ces dernières années. «Je sens cette pression au niveau du Comité professionnel Bois de la Fec (Fédération des entreprises du Congo) », confie M. Florentin Kage Mwanzita, son vice-président. Difficile de donner des chiffres de productions car la corruption sévit dans ce secteur mais plusieurs entreprises asiatiques ont profité des années de guerre pour s'implanter légalement ou non dans le pays. C'est le cas de Dara Forest, une société ougando-thaïlandaise installée dans l'Ituri au nord-est du pays et protégée par les rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie (Rcd) qui fait sortir les grumes via l'Ouganda. D'autres sociétés asiatiques comme Idris Hydraulic et Innovest ont acquis des concessions de plusieurs centaines de milliers d'ha selon le mouvement mondial pour les forêts humides (Wrm).
Bois africains travaillés en Asie et vendus en Europe
Dans ces deux pays, de nouveaux codes forestiers ont été élaborés. Promulgué en août 2002 celui de la RD Congo copié sur le modèle canadien repose sur le système d'adjudication des concessions forestières. Il met l'accent sur la transformation par l'industrie locale et veut instaurer un nouvel esprit basé sur une gestion durable des ressources forestières. Au Congo Brazzaville, le code forestier est entré en vigueur en 2001. Celui-ci exige aussi des opérateurs qu'ils transforment sur place 85 % de leur production. Mais pour l'instant les Asiatiques exportent essentiellement des bois bruts d'Afrique qui parfois reviennent d'ailleurs en Europe après avoir été travaillés en Asie. "Il est paradoxal mais logique de voir des bois africains arriver en Europe via l'Asie, dit Jean-Marc Roda, du département Forêts du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). La main d'oeuvre spécialisée pour la transformation est en général plus large, mieux qualifiée et moins coûteuse en Asie qu'en Afrique." Enfin les Européens sont plus soucieux de respecter les législations internationales qui interdisent de plus en plus l'importation de grumes au profit de bois déjà travaillés. Les Asiatiques n'ont manifestement pas les mêmes scrupules. Depuis l'ouverture de la Chine à l'économie de marché en 1993, les importations y ont connu une augmentation quasi exponentielle, "De plus en plus d'exportations de l'Afrique ou de l'Amérique du Sud sont captées par l'Asie, laquelle est devenue le carrefour mondial des bois tropicaux avec ses importations de produits bruts et ses exportations de produits finis", précise Jean-Marc Roda Contrairement à l'idée reçue, la part de l'Europe est très faible dans la consommation des bois tropicaux – entre 4 et 5 % de la consommation mondiale de grumes, sciages et contreplaqués, en équivalent bois rond. L'Asie, elle, consomme près de 70 % des produits tropicaux bruts ou de première transformation Pour améliorer les modes d'exploitation de ces forêts humides promises à une pression de plus en plus intense, un partenariat qui regroupe la France, les Etats-Unis, l'Allemagne, l'Afrique du Sud et les six pays du Bassin du Congo, a été lancé au Sommet de la Terre en 2002. L'objectif est de faire travailler ensemble organisations internationales, associations professionnelles et Ong pour préserver la diversité biologique de ces forêts et en permettre une exploitation rentable à long terme. Mais les Asiatiques n'en font pas partie…
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15.02.2010
En Chine, une fille avec seulement un an est enceinte
A l'intérieur, un bébé a commencé à développer le corps d'un fœtus.
La jeune fille, Kang Mengru, a commencé à sentir ballonné jusqu'à ce qu'il y ait eu des enquêtes. Les médecins ont identifié comme une condition rare appelé "fœtus dans le fœtus" et ce qui arrive quand un embryon absorbe l'autre durant les premières semaines de grossesse.
Ce qui se passe habituellement, c'est que le nouvel enfant est réduit à une partie quelconque de l'homme.. En cas de Kang, son bébé est un fœtus pleinement, tout comme un nouveau-né.
La jeune fille va subir une opération pour retirer le fœtus. Le problème est que les médecins ne savent pas si l'enfant repartira avec ou sans vie.
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